Chez Royal Canin, la transition prend du poil de la bête
Royal Canin s’attaque à l’empreinte carbone des gamelles de nos compagnons à quatre pattes en faisant de l’agriculture régénératrice un pilier de sa feuille de route. En deux ans, le fabricant de petfood a reversé 5 M€ pour accélérer la transition de ses bassins d’approvisionnement.
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Dans les gamelles aussi, la transition est en marche. D’ici à 2030, Royal Canin, fabricant d’aliments pour chiens et chats, ambitionne de réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre. Une première étape avant d’atteindre l’objectif global de sa maison mère, Mars, de zéro émission nette de GES sur l’ensemble de la chaîne de valeur d’ici 2050.
Un partenariat avec Soil Capital
Royal Canin s’est donc attaqué à son premier poste d’émissions, les matières premières agricoles, en plaçant l’agriculture régénératrice au cœur de sa feuille de route développement durable. « La transition agricole suppose l’engagement des entreprises car elle ne se décrète pas, elle s’accompagne et se finance », appuie Cédric Malié, président de Royal Canin France. C’est dans cette optique que l’industriel s’est tourné, en 2023, vers Soil Capital et son programme d’agriculture régénératrice, avec la volonté de le déployer, dès le départ, à grande échelle.
Trois ans après, l’équivalent des besoins en céréales de Royal Canin est désormais couvert par le programme. En clair, l’industriel achète chaque année 75 000 t de céréales, principalement auprès de Cérèsia, d’Oxyane et de Drômoise de céréales, et s’assure, via Soil Capital, que ce même volume soit produit en agriculture régénératrice dans les bassins d’approvisionnement. « Notre objectif est de transformer le plus rapidement possible, via notre participation, un maximum d’hectares dans les zones où nous nous fournissons », résume Rémi Rocca, vice-président développement durable. Ainsi, sur la période 2023-2025, le fabricant de petfood a reversé 5 M€ aux 250 agriculteurs engagés avec Soil Capital, sur une enveloppe globale de 11 M€ prévue jusqu’en 2027.
« Chez Royal Canin, nous croyons à un principe de mutualité : créer de la valeur partagée sur le long terme entre l’entreprise, les agriculteurs et l’environnement. C’est ce qui nous pousse à accélérer nos investissements sur le sujet, en France comme à l’international », assure Cédric Malié. Un programme similaire a ainsi été lancé en Pologne, en Chine et en Amérique du Nord.
55 M€ investis par Mars
De plus, Mars a annoncé, en 2025, investir 32 M€ sur le site d’Aimargues (Gard) afin de créer un pilote industriel. L’objectif est triple : accélérer le développement d’emballages alternatifs, offrir un espace de collaboration avec des partenaires externes afin de mutualiser les ressources en faveur de solutions durables et tester et déployer de nouvelles recettes innovantes. « Pour réduire notre empreinte carbone, nous travaillons sur le sourcing de nouveaux ingrédients. Nous avons, par exemple, remplacé l’huile de poisson par une microalgue. Et d’autres projets innovants sont en cours », indique Rémi Rocca.
La maison mère va également engager 23 M€ pour moderniser l’usine de Les Rues-des-Vignes (Nord), qui est aujourd’hui le plus gros site de production. Cet investissement permettra d’optimiser les capacités de production et d’améliorer les performances énergétiques. 86 % des besoins en électricité des usines mondiales de Royal Canin sont d’ores et déjà couverts par des sources renouvelables.
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