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L’Unifa devient France Fertilisants

France Fertilisants prend la suite de l'Unifa, présidée depuis quelques semaines par Renaud Bernardi (LAT Nitrogen France).

En présentant les chiffres définitifs de livraisons d’engrais et d’amendements 2024-2025, l’Unifa a annoncé, vendredi 19 février, faire évoluer son identité pour devenir France Fertilisants.

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Afin de « renforcer la lisibilité, la cohérence et la capacité d’action collective de la filière de la fertilisation en France » et de « répondre aux tensions économiques, industrielles et géopolitiques qui fragilisent la filière », l’Unifa devient France Fertilisants.

Renaud Bernardi assure la présidence

Les statuts sont en tout cas en cours de modification pour l’organisation professionnelle des industriels de la fertilisation en France et en Europe, qui regroupe 32 entreprises et près de 80 sites industriels et logistiques sur le territoire national.

Elle est d’ailleurs présidée depuis quelques semaines par Renaud Bernardi, représentant de LAT Nitrogen France. Il succède à Jacques Fourmanoir, qui avait été élu président en juin 2025, mais qui a démissionné fin janvier pour « convenance personnelle », précise l’organisation.

Une bannière pour trois entités

France Fertilisants permettra à trois entités de parler d’une même voix : l’ex-Unifa bien sûr, mais aussi l’Anpea, en charge des travaux de normalisation technique via le Bureau de normalisation de la fertilisation, et Soveea, éco-organisme dédié à la collecte et au recyclage des emballages des produits fertilisants.

À travers cette démarche collective, qui permet de couvrir l’ensemble de la chaîne, de la production industrielle aux enjeux réglementaires et environnementaux, « France Fertilisants affirme son ambition de devenir un acteur de référence, capable de porter une parole unifiée auprès des pouvoirs publics et de défendre des règles du jeu stables et équitables ».

« Le MACF, un outil essentiel »

France Fertilisants ne manquera donc pas, dans ce cadre, de continuer à soutenir la sécurisation d'« une base industrielle forte en France et en Europe », ce que permet selon elle le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. « La volonté annoncée par le gouvernement français de suspendre l’application du MACF aux engrais – qui permet pourtant de rétablir des conditions de concurrence équitables entre des engrais produits en Europe sous des exigences environnementales strictes et des importations plus carbonées – surprend d’autant plus que la France avait été moteur dans sa mise en place et crée aujourd’hui une forte illisibilité pour les acteurs économiques. »

« La remise en question du MACF pour les engrais envoie un signal contradictoire et plonge une partie de la filière des engrais dans une incertitude réglementaire préoccupante, souligne Renaud Bernardi. Le MACF est un outil essentiel pour protéger notre industrie et garantir des règles du jeu équitables. De plus, comme le montre l’exemple irlandais, les marchés les plus dépendants des importations enregistrent fréquemment les prix les plus élevés pour les engrais azotés, faute de capacité de production domestique. »

Dans le cadre du plan de souveraineté des engrais, l’Unifa avait à l’époque notamment proposé au ministère de l’Agriculture de réinvestir les recettes issues du MACF et du système d’échange de quotas d’émission dans la décarbonation des sites industriels, et de renforcer les contrôles face aux importations non conformes.

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