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Comment les coopératives s’approprient l’IA ?

« L'IA n’est plus perçue comme quelque chose de bloquant, c’est donc très positif », soulignait Florent Varin, directeur de LCA Solutions +, lors de la présentation des résultats du deuxième baromètre de maturité IA, jeudi 26 février, au Sia.

La Coopération agricole Solutions + a présenté, jeudi 26 février au Sia, les résultats de son second baromètre de maturité IA. L’étude a mis en évidence que les coopératives commencent à s’approprier l’IA générative, notamment pour les fonctions support.

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Annoncé lors de l’IA Coop Day fin janvier, LCA Solutions + a profité du Salon international de l’agriculture pour présenter, jeudi 26 février, les résultats de son deuxième baromètre de maturité IA. L’objectif ? Mesurer le niveau d’appropriation de l’intelligence artificielle dans les coopératives.

53 répondants

Pour cela, LCA Solutions + a lancé une enquête auprès de ses adhérents. Six aspects de l’IA ont été étudiés, en particulier la maturité des données dont disposent les OS, leurs usages de l’IA prédictive et de l’IA générative, leur stratégie d’intégration de ces nouveaux outils ainsi que les besoins et les freins éventuels à l’adoption de ces technologies. En tout, 53 coopératives ont répondu au questionnaire.

Dans un premier temps, qui dit IA, dit bien sûr données ! « Dans l’ensemble, les structures interrogées estiment que leurs données sont de bonne qualité, mais qu’elles sont moyennement structurées et donc peu interopérables », présente Florent Varin, directeur de LCA Solutions +. 

De façon surprenante, l’IA « classique », dite prédictive, reste utilisée de façon ponctuelle (43 % des cas). « Très centrées sur une approche métiers, ces IA servent surtout pour les prévisions météo, l’identification des risques maladies ou la gestion de silos : ventilation, séchage. »

Une utilisation pour des fonctions support

À l’inverse, l’IA générative connaît un bel essor. Parmi les répondants, 40 % disent utiliser une solution depuis au moins six mois, et 17 % affirment se mettre en ordre de marche. « Son usage se porte surtout sur les fonctions support. »

En effet, les personnes sondées mobilisent l’IA pour de la synthèse de documents (91 %), de la rédaction (76 %) et de la création de supports de formation (59 %). Ce sont principalement les directions générales (79 %), les RH (68 %), et les services de communication (65 %) qui se l’approprient, les pôles techniques restant plus en retrait (18 %). Au niveau de l’encadrement des usages, 36 % des coops ont déjà instauré une charte et 29 % sont en passe d’en développer une.

Parmi les outils utilisés, ChatGPT et Microsoft Copilote figurent en premières positions, respectivement 68 % et 56 %. « Cité spontanément, Gemini, l’IA de Google, est utilisée par 12 % des coops. Et ChatCoop à 9 %. » L’IA devient donc une composante intégrée à la stratégie de l’entreprise dans 64 % des témoignages.

La moitié des directions générales impliquées

La moitié des directions générales (53 %) se disent impliquées dans le déploiement de l’IA. C’est le cas de Cérèsia qui a décidé de déployer, dans ChatCoop, un assistant métier IA destiné aux TC en collaboration avec les équipes de LCA Solutions +. « Je ne voulais pas que nos techniciens utilisent des IA non adaptées à nos métiers. Pour cela, il fallait leur mettre à disposition une solution interne et c’est ce que nous sommes en train de déployer depuis le début de l’année », témoigne Stéphane Dos Santos, DG adjoint de la coopérative.

Stéphane Dos Santos (à g.), directeur général adjoint de Cérèsia, est venu témoigner de l'usage de l'IA générative au sein de sa coopérative. (© Marie Hilary)

Enfin, quelques réticences demeurent dans l’adoption de l’IA générative. Le coût ainsi que le manque de formation et de solutions métiers en sont les principaux facteurs. « L’an dernier, le premier frein était la résistance au changement. Aujourd’hui, l’IA n’est plus perçue comme quelque chose de bloquant, c’est donc très positif », conclut Florent Varin.

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